Accord complémentaire santé et prévoyance
En bref
A partir du 1er janvier 2016 toutes les
entreprises devront couvrir en santé leurs salariés
Cela se fera par une négociation, d’abord au niveau des branches, en cas d’échec négociation dans les entreprises ayant 1 délégué syndical
S’il n’y a pas de délégué par décision unilatérale de l’employeur
Le référendum, qui existait auparavant pour la mise en place au niveau de l’entreprise d’une complémentaire santé disparaît.
La Conseil Constitutionnel a déclaré non constitutionnelle la désignation de l’assureur qui permettait une mutualisation des coûts et des risques.
La portabilité des droits en cas de rupture du contrat de travail, ouvrant droit à indemnisation chômage qui était possible devient obligatoire.
Cette portabilité passe de 9 à 12 mois.
Elle est gratuite pour l’ancien salarié.
Contenu et analyse
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Nouvelles dispositions |
Analyse |
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Objets
« Avant le 1er janvier 2016, les organisations liées par une convention de branche ou, à défaut, par des accords professionnels engagent
« A compter du 1er juillet 2014 et jusqu’au 1er janvier 2016, dans les entreprises où a été désigné un délégué syndical et qui ne sont pas |
Quel est le but de ces négociations ? Il s’agit d’ouvrir avant le 1er janvier 2016 des négociations afin de permettre à tous les salariés d’avoir une couverture complémentaire santé obligatoire d’entreprise.
Dans les entreprises non couvertes par un accord de branche ou un accord professionnel des négociations sont ouvertes à partir du 1er juillet 2014 jusqu’au 1er janvier 2016. |
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Contenu de l’accord Il doit comporter :
1° La définition du contenu et du niveau des garanties ainsi que la répartition de la charge des cotisations entre employeur et salariés
2° Les modalités de choix de l’assureur. La négociation examine en particulier les conditions, notamment tarifaires, dans lesquelles les entreprises
3° Le cas échéant, les modalités selon lesquelles des contributions peuvent être affectées au financement de l’objectif de solidarité, notamment pour
4° Les cas dans lesquels la situation particulière de certains salariés ou ayants droit, lorsque ceux-ci bénéficient de la couverture, peut justifier
5° Le délai, au moins égal à dix-huit mois à compter de l’entrée en vigueur de la convention ou de l’accord et expirant au plus tard le 1er janvier
6° Le cas échéant, les adaptations dont fait l’objet la couverture des salariés relevant du régime local d’assurance maladie complémentaire des |
1° ce qui est nouveau est que la répartition des charges ne peut être inférieure à 50% pour l’employeur.
2° Le Conseil Constitutionnel à déclaré anticonstitutionnel la désignation d’un organisme assureur au niveau de la branche. Cependant la branche peut
4° Un décret doit préciser la liste des situations permettant une dispense d’affiliation à la demande du salarié.
5° Les entreprises ayant déjà une couverture complémentaire santé pour leurs salariés ont 18 mois à partir de la signature d’une convention ou d’un |
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Objets Portabilité des droits Contenu de l’accord
« En cas de rupture du contrat de travail, sauf pour faute lourde, le salarié continue de bénéficier de la couverture santé à titre gratuit |
Il s’agit là d’une amélioration de droits existants. La portabilité était auparavant de 9mois. Le salarié continuait de payer dans les mêmes
Le salarié devait dans les 10 jours qui suivaient la rupture du contrat de travail indiquer s’il souhaitait garder la complémentaire La portabilité est inchangée (9 mois) en ce qui concerne la prévoyance lourde (incapacité, invalidité, décès). |
Que faire ?
Les complémentaires doivent rester complémentaire à la sécurité sociale dont le rôle doit être renforcé et le périmètre élargis à partir d’une approche
renouvelée de la santé. En outre, la complémentaire santé doit viser à améliorer la couverture de besoins de santé des assurés sociaux. Elle doit être pleinement solidaire en traitant à égalité
tous les salariés et ne pas encourager l’inflation des honoraires médicaux. Elle ne doit pas relever du secteur marchand à but lucratif.
Il importe que les négociateurs de branche travaillent en lien étroit avec leur fédération, en vue, ou en cas d’ouverture de négociations. En dépit, de la
décision du Conseil Constitutionnel, la porte reste ouverte à des améliorations de la couverture santé des salariés. D’où l’importance de mener ces négociations en lien avec les syndicats et les
bases syndicales concernées par le champ de la négociation.
A noter que la décision du Conseil Constitutionnel n’invalide pas les accords de branche existants (ceux-ci peuvent perdurer pendant 5 ans). Pour autant, les
velléités de remise en cause sont fortes de la part du MEDEF et de ses fédérations.
Pour peser dans les négociations, on peut saisir les CHSCT des entreprises pour définir les besoins des salariés en remboursement de frais de
santé.
Les employeurs sont également tenus de prendre en charge la contribution d’actuaires conseils (cabinets conseils spécialisés) indépendants des assureurs, si
vous le demandez.
Les négociations doivent permettre d’exiger que pour les salariés à temps partiel et les apprentis, dont la cotisation serait égale ou supérieure à 10% de
leur salaire, cette partie supplémentaire soit prise en charge par les employeurs.
Références
Texte de l’ANI :
Articles1 et 2.
Code de la sécurité sociale modifié:
L912-1 du code de la sécurité sociale considéré comme inconstitutionnel
L912-7 et L912-8
La NVO, numéro spécial du 31 mai au 13 juin 2013, « Loi sur l’emploi, et maintenant ? »